LE VIEL HOMME, L’ANE ET LE PAYSANS
Conte
"Mieux vaut ne rien savoir, et tout avoir,
que de vouloir connaître, et tout perdre"
Comme beaucoup de paysans de la région, Jean n’arrivait plus à nourrir sa famille, ayant un besoin urgent d’argent, il décida, à contre coeur de vendre son fidéle compagnon de toujours, son âne Gaston.Il avait choisis de se rentre au marché du village de la belle montagne, et pensait y trouver un acheteur, Jean ne voulait à aucun prix que son épouse et ses enfants ne connaissent un jour la faim.
La larme à l’oeil, il coupa à travers champs pour gagner du temps et arriver au plus vite sur le marché. Depuis plus de vingt ans il possédait cet âne qui faisait parti de sa famille, c’était un animal fidèle et exceptionnel, rendant les tâches les plus difficiles, mais rien n’y ferait, il n’avait plus les moyens de le nourrir aussi,
En traversant le petit bois qui borde les grands pâturages, il fît la rencontre d’un vieil homme qu’il ne connaissait pas, et qui tenait dans la main un bouquet de fleurs étranges….
-Ou vas-tu de ce pas..! Demanda le vieil homme à Jean.
D’une voix triste, Jean lui annonça qu’il devait vendre son compagnon, contre son gré, pour nourrir sa famille.
-J’ai le coeur brisé, mais je n’ai pas le choix..!
-Ton âne est bien trop vieux ! S’exclama le vieil homme, garde le donc avec toi..!
-Je voudrais bien monsieur, mais je n’ai plus de quoi lui donner à manger à sa faim.
-Alors je vais te venir en aide, dit calmement le vieil homme à Jean. Regarde bien ces fleurs, tu ne trouveras pas mieux, je te fais une proposition…Tu me prêtes ton âne durant trois jours, et moi en échange je te donne mes fleurs.
-Je voudrais bien vous faire plaisir en vous prêtant Gaston pendant trois jours monsieur, mais que voulez vous que je fasse des fleurs, elles ne se mangent pas ! J’ai besoin d’argent pour ma famille, ce ne sont pas des fleurs, bien qu’elles soient trés belles et que je n’en ai jamais vu de semblables qui vont nous donner à manger…
-Ces fleurs mon ami vallent tout l’or du monde, ce sont des fleurs magique, il te suffit de les emporter dans ta maison, et une fois à l’intérieur, tu fais les voeux que tu souhaites, et tu les obtient.Mais attention, les voeux ne seront exaucés que durant trois jours, à compter de maintenant, car la journée d’aujourd’hui compte, alors décide toi vite mon ami……
Jean ne savais ni que dire ni que faire, dans sa tête les questions affluaient . Qui était ce vieux, d’ou venait-il ? N’était-il pas entrain de me rouler, et si au bout de trois jours je ne retrouvais pas Gaston !..La décision n’était pas facile à prendre, que fallait-il penser de tout cela..
-Je vais répondre aux questions que tu te poses mon ami, dit le vieil homme de sa voix claire mais chaude.
Jean ètait tellement surprit pas cette déclaration qu’il n’avait pas encore ouvert la bouche que le vieil homme répondait aux questions posées.
Je suis le sage Esperance, je viens du pays de l’espoir, non pas pour tromper, mais pour aider.Soit sans crainte mon ami, tu retrouveras Gaston dans trois jours à cet endroit précis, et tu ne le regretteras pas.Quand aux fleurs, elles sont vraiment magique, tu peut me faire confiance, Voilà, maintenant il me faut une réponse, autrement je vais à la recherche d’une autre personne dans le besoin.
-Je t’accorde toute ma confiance, declara jean l’air sur de lui, emporte mon âne trois jours, et donne moi tes fleurs..
-Souviens toi ,ajouta Espérance, les voeux me fonctionnent que trois jours et aujourd’hui c’est déjà le premier, ne tarde pas à rentrer chez toi. Ton âne reviendra tout seul à la maison cela t’éviteras de faire le voyage pour venir le chercher içi, prépares toi à le recevoir comme il se doit, à bientôt mon ami..
Jean s’en retourna sur le chemin de la maison en priant de ne pas avoir été bleuffé…
_Non..! se dit-il, le vieil homme avait l’air trop sincére….
*****
Quand Jean Raconta à son épouse ce qui lui était arrivé, au sujet de la rencontre avec le vieil homme, elle n’en croit pas un mot, pourtant elle prend les fleurs et les dépose dans un joli vase.
-Cette histoire est un peu folle, dit-elle, mais ce sont de trés belles fleurs, je n’en ai jamais vu de semblable, et aprés tout mon époux, tu n’aurais jamais vendu ton Gaston, alors si durant trois jours il peut venir en aide à ce vieil homme, c’est trés bien ainsi…Malheureusement ce n’est pas ce qui va nous mettre de la nourriture sur la table…
C’est vrai..! s’exclama Jean en pensant à une table bien garnie, Gaston reviendra dans trois jours…
Jean venait à peine de terminer sa phrase, que le couvert était mis et la table était pleine de victuailles…
-Tu vois ma femme, le vieil homme n’a pas menti…
Jean, son épouse et ses enfants se mirent à table, heureux de cette aubaine, mais sachant aussi que cela ne durerait pas car ils n’avaient que peu de temps pour en profiter. Jean ne voulait pas abuser des bonnes choses, il ne voulait demander que l’essentiel, aussi, après le diner, il invita son épouse et ses enfants à demander ce qu’ils souhaiteraient avoir, et qu’ensuite il aviserait, car il était le seul à pouvoir faire les voeux, avec une autre personne c’était peine perdue. Bien entendu son épouse était au courant de ce secret, mais pas les enfants, et il n’était pas question de le leur dire. Personne ne devait savoir à part son épouse. les filles ne comprenaient pas trop bien se qui se passait, et pourquoi leur père demandait à ce qu’elle disent ce qui leurs feraient plaisir, vu qu’ils n’étaient pas riche. Elles avouèrent néanmoins qu’une belle chambre, avec de beaux lits serait la bienvenue, ainsi que des vêtements, et pourquoi pas le mobilier de la chambre avec.Finalement les petites n’étaient pas trop gourmandes, elles désiraient ce que toutes les jeunes filles veulent à leurs âge….
Le reste de la journée, Jean continua à travailler dans son champ, malgré sa pauvreté et le peu de moyens qu’il avait, il ne voulait pas laisser sa terre à l’abandon, cette terre qui lui venait de son père qui lui même l’avait hérité du sien. Toute la journée, Jean se posa la question de savoir ce qu’il demanderait au bouquet magique, il avait besoin de tellement de choses que cela devenait indécent d’en faire la demande, mais le vieil homme lui avait bien dit d’en profiter car passé le troisième jour il serait trop tard. Alors il dressa une liste dans sa tête de tout ce qu’il avait besoin.De son coté, son épouse avait dressée elle aussi une liste, mais écrite pour ne rien oublier, elle aussi avait tellement besoin de choses utiles….
A la demande de Jean, le repas du soir fut copieux, mais sans exagération, les enfants ne se posaient pas de questions, ils étaient tellement heureux de manger à leur faim…Aprés quoi, elles embrassèrent les parents et montèrent se coucher.
Pendant que son épouse faisait la vaisselle, Jean alluma sa pipe, il songeait à son âne Gaston, que pouvait-il bien faire avec ce vieil homme, bien sur, il savait qu’il ne risquait rien, mais cela le rendait tout de même anxieux, après tout ils étaient ensemble depuis vingt ans passé, et cette soudaine séparation lui pesait malgré tout.Mais au fond de lui, il etait heureux de ne pas avoir vendu le Gaston, il ne l’aurait sans doute jamais revu, alors que là, dans les jours qui venaient, Gaston serait de retour à la maison, et c’est cela qui le réconfortait. Quand son épouse eut terminée la vaiselle, elle déposa le bouquet magique au centre de la table, et montèrent se coucher..
- Ce que j’aimerais avoir une belle maison, avec du beau mobilier, dit-elle… Crois-tu que c’est possible mon Jean..!
Mon dieu je pense que oui, nous verrons cela demain….
-Pourquoi attendre, mon Jean, tu as la permission du vieil homme, demain tu demanderas autre choses..! Surtout si tu me dis que tu n’as pas plus de trois jours, il n’en reste plus guère. de temps…
-Après tout tu as raison mon épouse, viens redescendons vers le bouqut, et demandons lui.
Ils se levèrent, et s’installèrent autour de la table, devant le bouquet magique…
-Bouquet magique, demanda Jean, je voudrais que ma maison devienne trés belle, avec des beaux meubles, des chambres pour mes filles, des vêtements pour la famille, enfin une belle maison ou il fait bon vivre…
Il se produisit à cet instant un leger courant d’air qui souffla la bougie, ils se retrouvèrent dans le noir complet..
-Chérie, passe moi les allumettes, dit Jean. Suzanne , son épouse les avait justement devant elle, elle en craqu’à une et redonna la vie à la bougie, mais à coté de la bougie, se trouvait une grosse lampe à petrole, elle l’alluma aussi. A leur grande surprise, tout était changé dans la maison, les meubles étaient tout neuf, la décoration superbe, bref tout ce qu’avait demandé Jean était là. L’armoire était remplie de vêtements neuf…
Tout exitée, elle s’adressa à jean..
-Demande du materiel neuf pour travailler dans les champs mon Jean, c’est le moment…Et ça sera plus facile pour toi…
-Après tout pourquoi pas, lança-t-il….Bouquet magique, je voudrais du materiel agricole pour travailler ma terre s’il te plaît…
- Et demande aussi de l’argent, beaucoup d’argent..Ajouta suzanne.
-Bouquet magique, je voudrais que la vieille malle qui se trouve dans la grange sois remplie de pièce, de façon à ne jamais manquer d’argent…..Bon maintenant allons nous coucher ma Suzanne c’est assez pour ce soir…
Suzanne n’insista pas, elle se rendait compte que cela ne plaisait pas trop à son mari, de demander en excès n’etait peut-être pas une bonne chose, elle attendrait donc le matin pour aviser….
*****
Le lendemain matin, quand les filles se lèvent, elles ne reconnaissent plus leurs chambres, tout à chamgé, et tout ce qu’elles ont demandées à leur père se trouve devant elles. Les deux soeurs ne savent que dire, elles descendent retrouver leur mère qui elle aussi était transformée.
-Maman que se passe t-il nos chambres…C’est exactement ce que nous avions dit à papa…..
-Il a voulu vous faire une surprise les filles, mais je vais vous dire une chose, même si cela vous semble ridicule, il ne faut jamais parler de ça à quiconque, il pourrait y avoir des jaloux…
-Bien maman, c’est entendu…mais…
-Non ! pas de questions les filles, vous êtes heureuses, vous avez ce que vous voulez maintenant..alors prenez votre déjeuné et partez pour l’école….
Zusanne n’avait pas oubliée le souhait émis par jean au sujet de la vieille malle de la grange, les filles étant partis pour l’école, elle se dirigea aussitôt vers la grande afin de constater par elle même si le voeux avait été exaucé…Elle resta muette devant le spectacle, la malle était rempli de pièce d’or, avec tout ça ils avaient de quoi vivre la vie entière sans aucune difficulté…Elle referma le couvercle et retourna dans sa maison pour s’occuper du ménage.
-Il ne faut pas que cet argent nous tourne la tête, non il ne faut pas…..pensait-elle sans cesse.
Suzane prepara le repas, elle savait que jean allait avoir une grosse faim après les travaux des champs, et elle ne voulait pas rester sans rien faire.
Jean arriva vers 13h, les filles rentées de l’ecole avaient déjà déjeunées et s’appraîtaient même à y retourner..
_ Je suis en retard expliqu’à jean, mais j’ai donné un coup de main à mon voisin pour labourer son champ. avec mon nouveau matériel, rien de plus facile..
-Tu as bien fait d’aider ce brave homme mon Jean, je te reconnais bien là…
-Tu sais femme il y a quelque chose de troublant tout de même, mon voisin n’a pas été surpris de me voir avec du matériel neuf, on aurait dit que cela lui semblait normal, et tpourtant hier j’étais comme lui sans rien…
-Le vieil homme et le bouquet magique y sont certainement pour quelque chose , répondit sa femme…
-Tu as sans doute raison Suzanne, aussi je viens d’avoir une idée, je t’en parlerai tout à l’heure..
-Et moi il faut que je te dise jean…Au sujet de la malle…
-Elle est remplie de piéce d’or..!
-Comment le sais -tu…?
-Pas besoin d’aller voir tout ce que je demande se réalise, alors je sais…
-Mais tu te rends compte Jean, nous sommes riches pour le reste de notre vie..!!
-Je sais ma femme, mais pas question pour autant de percre la tête….
- Oui ce que tu dis est vrai…Mais allez mon Jean viens manger tu dois avoir une grosse faim…
Apr5ès avoir terminé son café, Jean alluma sa pipe et déclara à son épouse…
-Avant de retourner aux champs, je voudrais demander une dernière chose au bouquet magique..
-Quoi donc mon Jean, nous avons maintenant tout ce qu’il nous faut..
-Oh..! Ce n’est pas pour moi, mais pour le village et ses gens, je voudrais leurs en faire profiter un peu…
-Et crois-tu que ça va fonctionner..!
Je ne sais pas mais je l’espère, c’est que auestion que je n’ai pas posée au vieil homme, mais cela ne coute rien d’essayer…
Jean resta modeste dans sa demande, il proposa que les gens aient une vie prospère, sans histoires, qu’il n’y ait pas de jalousie entre voisin, et que le village prospère.
Jean remonta sur son tracteur flambant neuf, et se dirigea vers le village pour constater si sa demande était fructueuse, avant de retourner dans les champs. La première personne qu’il rencontra fût son voisin du matin, à la tête d’un consistant troupeau de vaches,
-Ca va bien voisin…!
-C’est super merci Monsieur Jean….
L’homme lui adressa un superbe sourire et continu avec ses bêtes…. Monsieur Jean,,! Il avait dit Monsieur…C’était bien la première fois…
" C’est parfait se dit Jean je crois que mon voeux à été exaucé…"
Il continua sa route, et rencontra tout au long du chemin, des gens aimables , heureux de vivre, on aurait dit que les problèmes de chacun avaient disparût, la demande du bouquet magique avait bien porté ses fruits… Jean était un homme comblé…
-Ce n’est pas la peine d’aller plus loin, ils sont tous heureux, allez, au boulot maintenant se dit-il…..
Quand jean et son épouse arrivérent dans la cuisine pour le petit déjeuné, le jour commençait à pointer, le soleil semblait vouloir faire son apparition, la journée s’annonçait trés belle. Jean resta figé devant la table…
-Regarde Suzanne ..! le bouquet… C’est fini les trois jours sont terminés, cela veut dire que Gaston ne va pas tarder à rentrer….Et tu peut jetter les fleurs maintenant, elles sont complètements fanées.
-Oui je vais le faire, je voudrais aussi bien voir ce vieil homme pour le remercier de son aide aussi généreuse….
-Nous ne le reverrons pas, annonça Jean, notre Gaston doit revenir tout seul…Enfin…Maintenant ma femme nous avons de quoi faire face….
Aprés le petit déjeuné, Jean sortit dansd la cour de la ferme, le soleil brillait de tout ses éclats, alors il se mit àbricoler un peu, et c’est à ce moment là qu’il vit arriver tranquillement Gaston son petit âne gris….
-Gaston, mon cher Gaston, te voilà, j’aurais espérer voir aussi le vieil homme pour le remercier..
-Ne t’en fais pas Jean, dit le petit âne gris, il le sait, mais sache aussi que si un jour tu as besoin de lui, il viendra.
-Mais je rêve..! s’exclama Jean, c’est toi Gaston qui me parle ! Je dois devenir fou…
-Ni l’un ni l’autre Jean,.Le brave homme Espérance m’a donné la parole, mais je ne peut parler qu’à toi..L’ho0mme aux fleurs magique m’a bien tout apprit, je te serrai de bons conseils, mais personne ne doit connaitre notre secret. Aussi longtemps qu’il sera préservé, il nous sera possible de communiquer et tu conserveras tout ce que tu as eut par le bouquet magique, mais si quelqu’un d’autre venait à savoir ce secret, tu perdrais tout, moi je perdrais la parole, et le village reviendrait comme par le passé…
-Soit tranquille Gsaton notre secret sera bien gardé…
-Méfie toi de Suzanne, elle est trés gentille mais trop curieuse, elle risque de tout gâchée sans le vouloir…
-Mais non Gaston, elle ne demandera rien…
-C’est toi le patron Jean…
-Alors si j’ai bien compris, dit Jean, si j’ai un problème que je ne peut résoudre, tu trouves une solution…!
-C’est bien ça patron, j’ai une solution pour chaque problèmes existant.
*****
Pendant plusieurs années, il en fût ainsi, Jean prenait les conseils de Gaston, et à chaque fois la solution était logique et surtout bonne. Jean finissait par penser que le plus âne des deux n’était pas celui auquel on pense…Partout ou il se rendait, Gaston était du voyage, si bien que Suzanne fini par se poser des questions…Elle s’était mis en tête de découvrir le secret de son mari…Un soir, alors qu’ils étaient couché, Suzanne demanda à Jean…
-Dis moi chéri, que disais-tu à ton âne cet après midi..
Jean se souvient alors des paroles de gaston le mettant en garde contre la curiosité de son épouse…
-Je lui disais que nous étions trés heureux, mais que la curiosité d’une femme allait tout faite échouer si elle continuait à nous épier de la sorte car en voulant mettre son nez partout, un jour ou l’autre elle va tout perdre, et les gens du village aussi….
-Et que t’as-t-il répondu, ajouta Suzanne…
-Rien, dit Jean, mais il à bien rit…!
Depuis cette fameuse nuit, Suzanne ne chercha plus à savoir, elle avait bien trop peur de tout perdre..
-Non ! se dit-elle, finalement je suis trés bien conmme ça, et je préfère ne rien connaître et tout avoir, que de savoir et de tout perdre….
Depuis ce jour là, notre brave paysan, s’entendit encore mieux avec sa femme, Sur les conseils de Gaston, il devînt Maire du village, et le fit prosperer ainsi que toute sa région…..Il n’eut jamais besoin de revoir le vieil homme, mais il savait que ce dernier était là , et qu’en cas de besoin il pourrait compter sur lui….
FIN